CIU - Cercle Inter Universitaire




 

Edito de Pierre Chastanier : Climat, pollutions, assez de Fake-News !


Il n’est pas de jour où des Ecologistes écervelés ne viennent polluer nos ondes avec la complicité des médias en nous assénant, sous couvert du GIEC, que le « réchauffement climatique » est évidemment le résultat des émissions de gaz à effet de serre (CO2) dont l’activité humaine (transport, usines) est l’unique responsable. 

Des mouvements de défense peuplés de jeunes gens, pour beaucoup de bonne foi mais incapables d’un raisonnement scientifique, manipulés par d’autres, prêts à tous les désordres, bloquent les péages, le périphérique, les centrales nucléaires.

Plus grave, des Gouvernants qui ont pourtant tous les moyens de s’informer mélangent allègrement ce qui à trait à la pollution notamment, mais pas seulement, due aux émissions de CO2, pollution qu’il est indispensable de combattre et un réchauffement climatique abusivement attribué à ces contingentes émissions de gaz à effet de serre (pauvres humains : vont-ils aussi interdire la vapeur d’eau des océans qui nous amène la pluie ?)

Faut-il hausser les épaules devant tant de stupidités ou gentiment essayer de faire comprendre que la réalité est plus complexe que ce fatras de Fake-News qu’on leur a fait avaler ?

Parlons d’abord du réchauffement climatique : Qui pourrait le nier ? Je redonne à cet égard une courbe où l’on voit bien qu’après le petit âge glaciaire de 1850 où la température moyenne de la planète était tombée à 15.5°C. Elle est actuellement remontée à 17°C.

 
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On constate alors que cette température évolue par cycle d’environ 120.000 ans et qu’on s’approche actuellement du sommet d’un cycle où la température moyenne après être tombée à 5°C il y a 25.000 ans va atteindre un nouveau pic analogue à celui mesuré par les calottes glaciaires à il y a 120.000 ans (où la température moyenne a été estimée à +19°C, pic qui reproduit aussi celui intervenu il y a 240.000 ans où la température a été également estimée à +17°C).   

Elle décroîtra très certainement au cours des 120.000 ans à venir … mais on ne sera plus là !

L’augmentation de la teneur atmosphérique en CO2 (gaz à effet de serre nettement moins actif que la vapeur d’eau mais gaz à effet de serre tout de même) comporte certes une composante anthropique estimée actuellement à 37 Gigatonnes par an mais souvenons-nous que le gaz  carbonique est d’autant plus soluble dans l’eau que la température de celle-ci est basse (ouvrez donc une bouteille de Coca Cola ou débouchez une bouteille de champagne qui était au frais lorsqu’elle est ensuite placée à la température ambiante ! Le gaz part !)

Or la quantité de Gaz Carbonique dissoute dans l’eau des océans est estimée à 40.000 Gigatonnes (équivalent à l’émission anthropique au rythme actuel pendant plus de 1000 ans).

Le réchauffement des 1.37 milliards de km3 d’eau des océans (1.370.000.000.000.000 m3 d’eau)  par l’augmentation de l’ensoleillement due aux oscillations de la Terre  sur son ellipse (chaque fois que la trajectoire de la Terre se rapproche du Soleil avec ce cycle de 120.000 ans environ, la température de la planète augmente très fortement) va faire s’évaporer dans l’atmosphère une partie de ces 40.000 milliards de tonnes de CO2 et contribuer ainsi avec l’évaporation concomitante de la vapeur d’eau à une augmentation de l’effet de serre qui va amplifier (un peu) l’augmentation de température de la Terre due au rapprochement du soleil.

Ces gaz à effet de serre (vapeur d’eau et CO2) se dissoudront à nouveau dans l’eau des océans lorsque la température baissera ce qui se produira obligatoirement lorsque l’orbite terrestre entamera son éloignement du Soleil.

On comprend ainsi que si l’activité humaine apporte une (petite) contribution au réchauffement climatique celle-ci est faible par rapport au réchauffement périodique de la planète contre lequel nous ne pouvons évidemment rien !

On mesure alors la stupidité des décisions gouvernementales alors que l’effet a été pris pour la cause !

Nos descendants seront bien contents lorsque la Terre oscillera à nouveau plus loin du soleil et que sa température s’abaissera de plusieurs degrés au cours des 120.000 prochaines années, de pouvoir augmenter le plus possible la production de CO2 pour espérer un petit réchauffement supplémentaire (par effet de serre d’origine anthropique) par exemple …en remplaçant les voitures électriques par des moteurs thermiques !

De même lorsqu’on entend des discours coupables disant qu’il faut aider les pays en voie de développement en versant 100 milliards de compensation pour cause de réchauffement climatique (dont les pays développés seraient évidemment les responsables) on voit bien qu’il serait plus juste de parler de versement de solidarité avec les pays en voie de développement pour les aider à affronter le réchauffement climatique dû… aux oscillations de la Terre !

Des décisions malencontreuses

Cette erreur consistant à prendre l’effet pour la cause n’est pas sans conséquence. Ainsi par exemple la tentative (car ce ne sera certainement pas autre chose) de supprimer la fabrication de moteurs thermiques d’ici 2035 va obliger à des investissements si considérables pour augmenter notre production et notre distribution électrique qu’on n‘y arrivera certainement pas (40 millions de véhicules qui tireraient sur le réseau : Il faudrait au moins doubler notre parc nucléaire ou couvrir le pays d’éoliennes et de panneaux solaires pour remplacer toutes les énergies fossiles ! Quant à l’empreinte carbone des batteries à fabriquer est-on bien sûrs qu’on serait gagnant ?

Le Diesel depuis l’invention des pots catalytiques pollue moins que l’essence car sa consommation aux 100 Kms parcourus est significativement inférieure (-28%). Mais là encore en obéissant aux lobbies qui veulent rééquilibrer la consommation en faveur de l’essence on a augmenté significativement les taxes sur ce carburant …après avoir pendant des années, conseillé aux Français de rouler au diesel. Et comme les moteurs diesels sont beaucoup plus robustes que les moteurs à essence il sera bien difficile à nos politiques de salon, qui ne savent même pas que la grande majorité de nos concitoyens roule avec des voitures d’occasion souvent très anciennes, de faire changer d’avis eux qui n’ont d’autres moyens de déplacement que la voiture qui n’ont pas les moyens de passer facilement aux voitures électriques.

Faut-il d’ailleurs rappeler que l’économie apparente qu’elles apportent aujourd’hui ne tiendra pas longtemps puisqu’avec les nouveaux compteurs on pourra identifier même à domicile la consommation électrique destinée à la voiture, consommation que le Gouvernement n’hésitera pas longtemps à taxer comme l’essence (le plein d’électricité vaudra alors peut-être plus cher que le plein de carburant) !

Mais il ne faut pas tout mélanger

Une partie des Ecologistes lutte avec raison contre d‘autres pollutions qui elles sont totalement dues aux choix détestables de certaines activités humaines

Qu’il s’agisse de pollution des sols et de l’eau par pesticides, insecticides et autres toxiques, liée à l’agriculture intensive des BBM (Blé, Betterave, Megève ! : surnom donné aux industriels de la terre qui absorbent la quasi-totalité des primes de la PAC), de la pollution de l’air dans les villes où l’on est incapable de construire de vrais parkings de dissuasion, des déforestations intempestives pas seulement en Amazonie, de la perte de la Biodiversité où demain il faudra peut-être des abeilles-robot pour polliniser les fleurs et de belles images pour expliquer aux enfants ce qu’étaient les girafes ou les éléphants, des productions excessives de viande dans des fermes de mille vaches ou des porcheries gigantesques polluant notre littoral, des bateaux-usine de pêches intensives draguant jusqu’à leur mort nos fonds marins…

Oui les chantiers sont nombreux où une écologie intelligente pourrait trouver sa place pour le bonheur de la planète.

Là encore plutôt qu’un affrontement stupide, une collaboration sincère entre Sciences et Ecologie devrait permettre des avancées moins conflictuelles. A condition de ne pas mentir et de ne pas céder au poids des lobbies.  

Le Gouvernement vient enfin de se rendre compte de son erreur (Hollande et Premier quinquennat Macron) qui consista à arrêter le programme nucléaire. Nous étions les premiers exportateurs de courant « propre » au monde et nous allons désormais importer au prix fort de l’électricité provenant de centrales à charbon.

Il faut 2 à 3 ans pour former un soudeur de chaudronneries industrielles. Nous n’en avons plus et nous devons même importer des formateurs des USA !

Depuis 1980 on a interdit les rejets de substances radioactives dans les océans, bien que les études réalisées sur la radioactivité anthropique enfouie (explosions nucléaires, Tchernobyl, Fukushima, sous-marins nucléaires accidentés, rejets de déchets radioactifs jusqu’en 1980) démontrent qu’elle est au moins 100 fois inférieure à la radioactivité naturelle des mers.

On ne veut pas admettre que les normes appliquées à la radioactivité des rejets liquides et gazeux des centrales, imposent des niveaux d’exposition inférieurs à 1/1000 de la radioactivité naturelle.

On ne veut pas apporter au programme ITER sur l’énergie de fusion, étape essentielle pour l’énergie de l’avenir les crédits qu’il mérite. On préfère l’éolien et les autres énergies intermittentes !

Même les travaux sur la pile à combustible à Hydrogène, indispensable pour rendre les véhicules électriques plus attractifs auprès de l’ensemble des automobilistes traînent désespérément en longueur.

Au lieu de ne parler que de transition énergétique, remarquons que les énergies fossiles représentent encore pour plusieurs générations une part déterminante (J’ai évoqué les gisements pétroliers immenses de l’océan arctique qui éclairent peut-être une partie des conflits actuels).

Nous avons donc le temps et les moyens d’investir pour la recherche des énergies du futur.

Hydrogène et piles à combustibles qui peut apporter une solution déterminante à l’intermittence des énergies renouvelables.

Les petites centrales nucléaires au Thorium, matériau fissile bien plus abondant que l’Uranium, sans danger et sans déchets radioactifs dont la recherche comme pour les surgénérateurs a été stupidement arrêtée par des politiques craignant les Ecologistes.

L’Energie géothermique propre et quasiment inépuisable

L’Energie hydraulique qui sera sans doute oubliée par crainte des mêmes empêcheurs de tourner en rond (Chez moi au Gerbier de Joncs, la FRAPNA a attaqué en justice pour construction illégale d’un barrage sur la Loire le Maire d’un petit village qui avait à l’aide de quelques gros cailloux aménagé un « bain de pieds » pour son camping au bord de ce qui n’était alors qu’un simple ru !)

L’Energie marine et en particulier l’énergie osmotique qu’on pourrait installer aux embouchures des fleuves

Les bioénergies transformant les déchets organiques en électricité ou en chaleur

Et bien d’autres projets à venir comme les carburants de synthèse ou ceux les plus audacieux comme la reconnexion magnétique de l’énergie des trous noirs.

Continuerons-nous vers un monde de progrès et de partage responsable vers l’avenir brillant qui dans tous les domaines s’offre à l’humanité ? Retournerons-nous stupidement à l’âge des cavernes ? Subirons-nous par notre incapacité à nous entendre la dictature d’un meilleur des mondes ?

A nous de choisir ! 

Pierre Chastanier