CIU - Cercle Inter Universitaire




 

Edito de Pierre Chastanier : Ah ! qu’on joue bien dans le bac à sable !


Quand on est Député, comme Grégoire de Fournas, qui plus est membre d’un parti à la recherche d’une notoriété vitale pour espérer arriver un jour au pouvoir, on s’abstient de propos pouvant être jugés sulfureux même si, et surtout si, ils ont pu être manipulés par une Extrême-Gauche habile à détourner le sens d’une déclaration stupide qui pourtant n’était visiblement pas dirigée contre le Député Carlos Martens Bilongo.

Bof ! Il aura 15 jours de vacances et perdra 1 mois d’indemnité parlementaire ce qui pour un gros viticulteur du Médoc, employeur régulier pour ses vendanges d’une main d’œuvre étrangère à bas prix, est loin d’être dramatique !

Mais les gesticulations et les vociférations de la quasi-totalité de l’Hémicycle alors que tout le monde avait bien compris, comme d’ailleurs les Secrétaires transcrivant les débats pour le JO, qu’en disant « Qu’il retourne en Afrique » il parlait du bateau et non du Député, témoignent de la médiocrité extrême de ces « gamins » envoyés pour nous représenter par moins de la moitié (46.23%) des Français !

Tous ceux qui, comme moi, sont sensibles aux humiliations répétées qu’on eût à subir nos concitoyens au teint basané ne peuvent admettre qu’on évoque avec légèreté le sort des 234 migrants de l’OCEAN Viking affrété par SOS Méditerranée qui sont d’abord et avant tout nos Frères et Sœurs en humanité.

Or, ce devoir d’humanité comme d’ailleurs le Droit de la Mer nous impose de les secourir et si on se rappelle la parole de Michel Rocard « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » on oublie souvent la suite « mais on doit y prendre notre part ».

Faut-il pour autant accueillir sur le territoire national toutes les victimes des « passeurs » qui ont cru qu’en s’endettant ils atteindraient l’Eldorado, décision qui ne peut qu’inciter ces esclavagistes d’un nouveau genre à poursuivre leur sinistre trafic ?

Faut-il enfin prendre conscience comme je l’ai souligné à plusieurs reprises que le tsunami migratoire ne fera que s’amplifier si on ne s’attaque pas dare-dare à ses causes ?

Pourquoi Frontex est-elle incapable d’arrêter ces « passeurs » et ceux qui les aident ?

Combien coûtera l’accueil de ces migrants : centres de rétention, incapacité prouvée de reconduire les OQTF de ceux qui ont détruit leurs papiers, longue errance de pauvres hères à la recherche d’une maigre subsistance dans leurs communautés d’origine, d’un travail non déclaré si rarement sanctionné, d’un risque accru de passage à la délinquance ?

Continuez Mesdames et Messieurs les gesticulateurs (mal) élus et vous pouvez être sûrs que le pays qui souffre n’hésitera plus, malheureusement, à voter demain pour ceux que vous sanctionnez aujourd’hui car il comprend que le Gouvernement est totalement incapable de régler les problèmes migratoires comme il est incapable de faire comprendre à nos partenaires européens la nécessité vitale d’aider les pays du Sud à faire vivre leurs populations sur leurs territoires.

La guerre est aux portes de l’UE ! Les pays d’Afrique et du Proche Orient sont aux portes de l’UE et la vague migratoire va nous submerger !

L’inflation s’annonce à grand bruit. L’Assistanat social dont la France est la championne du monde toutes catégories crée un Appel d’air incompatible avec le tonneau des Danaïdes de notre dette nationale.

Et vous ne voyez pas s’avancer les vagues populistes ?

Beaucoup parmi les plus pauvres ne s’en prennent pas aux immigrés. Ils veulent vivre tranquillement dans leurs banlieues sans les bruits incessants des rodéos, les contrôles permanents imposés par les réseaux du trafic de drogues, le manque d’emploi, la dureté de la vie, le sentiment partagé avec les migrants de leur relégation (On se souvient de Jacques Chirac repoussant les « bruits et odeurs ») !

Essayons donc de vivre ensemble en fonction de nos possibilités d’accueil et d’assimilation et aidons les citoyens du monde qu’on ne peut pas recevoir à vivre chez eux grâce à un partage plus équitable des ressources de la planète.

Pierre Chastanier