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Edito de Pierre Chastanier : Le bilan carbone


Au cours de ces 30 dernières années un groupe d’experts, le GIEC, a réussi petit à petit à imposer l’idée d’un réchauffement climatique global de la planète qui serait dû aux gaz à effet de serre et en particulier au gaz carbonique CO2, résultant principalement selon lui de l’activité humaine.

Face aux milliards de TECO2 (Tonnes équivalent CO2) annoncées, l’idée même de s’opposer si peu que ce soit à ce panel « d’Experts » semble déjà iconoclaste et les climatosceptiques vont jusqu’à parler de terrorisme intellectuel vert !

Un réchauffement général de la planète dû aux activités humaines est-il vérifiable de manière irréfutable ? Les étés pourris des années 2010 sont vite oubliés grâce aux « preuves » apportées par les sécheresses des années 2020, mais l’absence de moyens de mesure précis, récoltés en nombre suffisant par cet organisme essentiellement politique qui n’a aucun moyen matériel pour conduire lui-même ses propres évaluations, laisse perplexe.

Le seul fait de rapprocher réchauffement climatique et CO2 est déjà complexe !

L’effet de serre du CO2 est 3 fois moins important que celui de la vapeur d’eau dont les variations de concentration dans l’atmosphère sont largement inconnues et pas forcément reliées à un effet anthropique ce qui fit dire en 2020 à Paul Deheuvels (Membre de l’Académie des Sciences) : « Prétendre gouverner le climat en limitant les émissions de CO2 est profondément inepte ».

N’oublions tout de même pas que sans l’effet de serre de la vapeur d’eau, la Terre serait gelée en permanence (-18°C) !

Bernard Beauzamy, Président de la Société de Calcul Mathématique, relève à juste titre une première erreur méthodologique consistant à dire que les rejets de l’ensemble des activités humaines seraient la somme des Bilans Carbone de leurs différentes composantes. Selon lui, le GIEC ne prend pas en compte le fait que la Nature recycle constamment le CO2 émis quelle qu’en soit son origine et en particulier celui qui résulte des activités humaines. Cette méconnaissance rend toute conclusion discutable et ignore même la possibilité d’un effet rebond.

Pour illustrer la complexité de ces mécanismes, il prend un exemple simple qui réfute les raisonnements simplistes :

On dit qu’un panneau photovoltaïque produit de l’énergie. Or, un panneau photovoltaïque fabrique de l’électricité à partir du rayonnement solaire avec un rendement plutôt faible (entre 6 et 24%) et comme il renvoie par réflexion une partie de l’énergie solaire reçue vers l’espace, si ce panneau n’existait pas, le sol, à cet endroit se réchaufferait davantage. Donc en fait le panneau perd plus d’énergie qu’il n’en produit !

En réalité le cycle du carbone comporte des échanges entre atmosphère et biosphère (photosynthèse, respiration cellulaire) et entre atmosphère et hydrosphère (le CO2 est soluble dans l’eau et le volume des océans est considérable).

Plus la teneur en CO2 dans l’atmosphère sera importante, plus les océans en absorberont (ce qui entraînera une diminution de l’effet de serre par baisse du CO2 !), plus la température due au rayonnement solaire sera importante, plus l’évaporation des océans sera grande (ce qui augmentera l’effet de serre dû à la vapeur d’eau !).

Confondre Bilan Carbone et CO2 c’est déjà stupide. L’être humain ne crée pas d’atomes de carbone. Il en absorbe sous une forme et en rejette sous une autre si bien que le Bilan Carbone global anthropique est NUL.

Il n’en est pas de même du Bilan CO2 puisque certaines situations vont absorber du Carbone et de l’Oxygène pour créer du CO2 alors que d’autres (la photosynthèse par exemple) feront l’inverse !

On voit bien alors qu’il est aussi simpliste d’accuser que de rejeter l’effet de serre dû au CO2 anthropique tant qu’on n’aura pas évalué de façon beaucoup plus certaine le rôle de chaque gaz (vapeur d’eau, CO2, Méthane, Gaz fluorés, …)

On peut, sous la pression du GIEC, faire en sorte d’empêcher certaines activités humaines de créer du CO2 mais on voit mal comment ces « Experts » empêcheraient la Nature d’oxyder les milliards de tonnes de carbone qui existent au moyen des milliards de tonnes d’oxygène qui existent ! Ils n’y peuvent évidemment rien et sont pour l’instant incapables d’en mesurer les effets. Quant à la Nature, elle recycle indifféremment sa propre et gigantesque production de CO2 et la production de CO2 due à l’homme !

Voyons maintenant un autre élément pouvant expliquer un réchauffement climatique momentané.

La Terre tourne autour du soleil mais elle tourne aussi chaque jour sur elle-même autour d’un axe incliné par rapport au plan de l’écliptique (il est actuellement de 23°26’).

Mais cette inclinaison fluctue au cours des âges, ce qui explique comme je le rappelais hier les canicules des années 1100 à 1350 suivi du petit âge glaciaire de 1350 à 1850 sans doute corrélé avec un ralentissement du Gulf Stream et à nouveau un réchauffement climatique depuis 1850 que le GIEC ne manquera sans doute pas d’attribuer à la Révolution industrielle… en attendant un nouvel âge glaciaire qu’il attribuera cette fois, s’il existe encore, à sa lutte contre le CO2 !

Si l’inclinaison de l’axe de rotation augmente, la Terre est plus penchée vers le soleil en été et plus éloignée du soleil en hiver, donc un été caniculaire suivi d’un hiver rigoureux et l’inverse si l’axe se redresse légèrement.

On est loin des pauvres péripéties humaines face à ces forces géantes en action (mouvements du magma au centre de la Terre, éruptions volcaniques, effets de la radioactivité naturelle vingt fois plus élevés dans les massifs granitiques que sur les terrains sédimentaires, rayonnements cosmiques qui doublent très vite avec l’altitude, champ magnétique terrestre ...et tant d’autres causes qui échapperont toujours au GIEC, organisme politique, je le rappelle, sans budget ou presque où chaque Etat dispose d’une voix (Le Luxembourg comme les USA)

Est-ce à dire qu’il ne faut pas lutter contre la pollution liée aux activités humaines notamment dans l’air qui surplombe les métropoles où dans l’usine du monde qu’est devenue la Chine, se mobiliser pour le maintien de la biodiversité ou la qualité de l’eau, stopper pour un meilleur partage le gaspillage énergétique des 10% de l’humanité qui consomment 90% de l’énergie fossile, supprimer les pesticides et autres toxiques trop utilisés par une agro-industrie préoccupée seulement par ses profits pendant que les petits fermiers se suicident ?

Evidemment Non. Cela n’a strictement rien à voir.

Ne laissons pas toutefois certains « terroristes verts » comme l’irascible Greta Thunberg en Suède ou comme la pitoyable Sandrine Rousseau chez nous, aveugler nos concitoyens.

Battons-nous pour une écologie responsable qui ne rejette pas la science mais les dérives de la science lorsque celle-ci se laisse manipuler par les puissances d’argent qui se moquent pas mal de la survie d’une humanité qu’elles considèrent déjà (non sans raison, il faut bien le reconnaître) comme trop nombreuse !

Texte en partie inspiré par mon ami Bernard Beauzamy à qui je rappellerai cette chanson de Guy Béart : Le pauvre homme a dit la vérité. Il doit être exécuté !   
Pierre Chastanier