CIU - Cercle Inter Universitaire




 

Si le peuple vote mal, il faut changer le peuple


 
Berthold Brecht
 Je ne vais pas redire ce que je pense de l’attitude quelque peu infantile du Président Macron devant la doyenne Line Renaud (il est vrai que je suis plus proche de l’âge de la seconde que de celui du premier !)


Alors qu’à l’évidence le pays a mal voté en ne lui accordant pas une majorité absolue au Parlement qui lui aurait permis de finir tranquillement son second mandat, celui qui avait choisi de ne participer à aucun débat avant le premier tour des Présidentielles et que pourtant on aurait aimé entendre au moins face à Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Eric Zemmour et Valérie Pécresse, va une fois de plus changer le Comité qui avait changé le Comité (l’homme qui a vu l’homme…) qui selon la Loi devrait normalement se prononcer sur toute question importante.

Je m’explique : C’est au Parlement que revient le droit de faire la Loi. Quand on arrive mal à le juguler (c’était déjà le cas sous Hollande), on demande par exemple à un CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) de déclarer qu’il juge possible une nouvelle loi permettant la légalisation d'une euthanasie strictement encadrée.

Et comme, tout en s’inclinant, contrairement à 2016 où ce même Comité s’était opposé à une modification de la Loi Leonetti en interdisant l’Euthanasie et le suicide assisté, il indique désormais qu’une telle modification serait possible à condition d’aller de pair avec une accélération des efforts en faveur des soins palliatifs, alors pour le pouvoir, méfiant devant toute tentative d’indépendance, il suffira de lancer une nouvelle « Convention Citoyenne » (soigneusement sélectionnée, mais il ne faut pas le dire) qui rendra ses conclusions en Mars … à l’Elysée !

Des débats seront alors organisés dans toute la France « afin d'aller vers tous les citoyens » Et l’on sait à quel point c’est mieux dans des salles soigneusement préparées à l’avance par les Préfets plutôt qu’autour des ronds-points !  

Quelle défiance aussi envers les Médecins et tous les soignants comme s’ils trouvaient plaisir à s’acharner à maintenir en vie un malade sans espoir !

Mais cette question soudain si importante n’est-elle pas là pour masquer d’autres problèmes certainement plus urgents afin de détourner l’attention (Ukraine, Sécurité, Immigration, Ecoles, Soignants, Prix de l’Energie, …). De nombreuses manifestations sont à prévoir même si le peuple fatigué des excès qui s’y produisent a tendance à se replier dans sa coquille.

Partout, en France, mais aussi dans toute l’Europe, le nombre de pauvres augmente sans cesse comme augmente aussi en miroir le nombre de très riches !

Même dans la vertueuse Allemagne le nombre de personnes en-dessous du seuil de pauvreté vient de dépasser le seuil record des 13 millions.

Une fois de plus on va actionner le sempiternel tonneau des Danaïdes de l’assistanat social, made in France, alors qu’on vogue allègrement vers les 3000 milliards de dettes, une dette qui augmente chaque jour de 240 millions d’€.

Il est urgent de réagir. Et plutôt que d’évoquer des mesures générales que beaucoup comprennent mais qui semblent impossible à appliquer je vais essayer (sous plusieurs éditos successifs pour ne pas lasser) de donner quelques exemples concrets de allant des problèmes liés à l’enfance délinquante au soutien et à la survie des personnes dépendantes.

1 - Guerre à la délinquance des mineurs :

Création d’Internats militaires

Dans d’anciennes casernes où une seconde chance de s’amender, de retrouver une discipline, de reprendre l’acquisition des savoirs fondamentaux, d’apprendre un métier, de se désintoxiquer, sera donnée à tous les jeunes récidivistes après un premier rappel à la loi, à l’école, dans la rue, en famille…

Financé par la perte des allocations familiales qui étaient versées aux familles fautives

La confiscation des biens des dealers (appartements, voitures de luxe, commerces) dont l’origine est mal justifiée

Les économies faites sur la traque aux délinquants (Police, Justice, dégradation des quartiers, frais médicaux sur les toxicomanes…)

Police à l’Ecole

Recrutement dans chaque établissement scolaire d’un vigile musclé et armé (arme non létale) apte à maîtriser tout élève violent qui agresserait un professeur ou des camarades

Equipement de bips distribués à chaque professeur pour le prévenir en cas d’agression sauf pour les professeurs champions d’arts martiaux !

Mobilisation de toute l’équipe éducative et de la hiérarchie pour faire respecter l’ordre et la bonne entente

Tutorat scolaire

Pour permettre dès la Maternelle aux enfants de familles mal assimilées ou en difficultés de ne pas perdre pied grâce à la participation, dans les locaux scolaires, en fin de journée sous contrôle des professeurs de toutes les bonnes volontés mobilisables (parents d’élèves, retraités, jeunes du service national, chômeurs intellectuellement aptes, …) rémunérés par une prestation dépendant du niveau de revenus des familles (gratuite pour les pauvres)

Rétablissement d’un service national obligatoire

Civil ou Militaire selon le choix, d’une durée de 9 mois, l’occasion pour les plus avancés de rendre à la Nation une partie de ce qu’elle leur a donné, pour les retardataires d’être une Ecole de la deuxième chance, pour tous l’occasion de vivre une mixité sociale, de mieux se comprendre, de s’entraider, d’acquérir pour les uns et de donner pour les autres par l’échange les savoirs fondamentaux qui manqueraient, de passer le permis de conduire, de s’initier à la défense civique ou militaire, de lutter pour l’environnement, de partir pour certains aider des pays en voie de développement, …

Fin des trafics

Seule une campagne nationale approuvée par le Parlement et soigneusement préparée par une information de la population pourra arrêter en France la pratique immonde des trafics de drogue. L’armée, la police, les populations locales devront coopérer pour repérer les dealers, alerter les forces d’intervention, prévenir les familles des délinquants de la suspension immédiate de toutes aides sociales, lutter contre les trafiquants, soigner les toxicomanes, réinsérer ceux qui le peuvent, expulser les coupables étrangers et en attente des lettres consulaires les rassembler dans des lieux faciles à surveiller.

Efforts pour l’assimilation

Seule une assimilation réussie peut garantir à un enfant de parents étrangers une vie heureuse dans son pays d’accueil.

Un bon apprentissage de la langue, un acquit des savoirs fondamentaux, un métier, un permis de conduire, une passage par le service national obligatoire, et pour les plus aptes le déploiement de moyens spécifiques leur permettant de sauter les étapes jusqu’aux classes préparatoires spéciales à l’enseignement supérieur, la lutte contre les communautarismes, la liberté et l’égalité homme-femmes la garantie du respect et de la non-discrimination seront les bornes milliaires de ce nouvel espoir pour les jeunes issus de l’immigration.

Contrôle des frontières

Pour ne pas être dépassés par notre manque de capacités d’accueil il est indispensable d’arrêter un temps TOUTE nouvelle forme d’immigration. Contrôle strict aux frontières, obligation d’un affidavit d’immigration et responsabilité pénale des personnes accueillant des étrangers en cas de non-respect des conditions d’admission et d’échéance des visas, preuve de la prise en charge assurantielle des aides sanitaires et sociales éventuellement nécessaires pour les non-cotisants lors d’une demande de visa, retour vers leur pays d’origine des contrevenants à l’expiration du visa et obtention d’un laissez-passer consulaire obligatoire pour le retour à présenter lors de la demande de celui-ci.

Et simultanément déploiement de larges mesures politiques et financières en faveur des pays en voie de développement seule façon d’y fixer une population qui ne part souvent que chassée par la guerre ou par la misère.

A SUIVRE

Pierre Chastanier