Liberté, j’écris ton nom   

La lettre du maire en date du 7 mai dernier qui a été adressée à l’ensemble de nos concitoyens, laisse planer un doute auprès des propriétaires installés en zone pavillonnaire, qu’ils soient mitoyens ou pas. Force est de constater que la municipalité se prend pour une agence immobilière. Elle met en garde tous les propriétaires qui souhaiteraient vendre leur bien à des promoteurs qui, selon lui, utiliseraient leur force de vente en proposant des prix surévalués afin d’obtenir une promesse de vente. Pourtant, 6% des vendeurs sont inquiets et craignent que dans ce contexte, de devoir vendre à des prix inférieurs à ceux du marché. C’est donc un faux procès qui est fait aux promoteurs. Au niveau national, on constate ces derniers mois, une baisse d’annonces de 10% sur la mise en vente de biens immobiliers, en IDF.

De ce constat, est-ce bien le rôle d’un maire d’interférer dans une société libérale où chacun a le droit de mettre en vente son bien et d’en obtenir un meilleur prix, après des années de sacrifices ? N’oublions pas que la Révolution Française a notamment été un combat pour le droit de la propriété privée, pour une conception libérale de la société. C’est pourquoi, nous ne voyons pas pour quelle raison les propriétaires d’un bien immobilier refuseraient une offre pécuniaire à la hauteur de leurs espérances. Il est ainsi logique et sain à la fois, que l’offre et la demande gèrent les ventes et les achats du secteur privé. En revanche, que le secteur public reste au public. La majorité municipale communiste va sans doute utiliser son droit de préemption, puis modifier le PLU pour empêcher que la ville entre dans l’ère de la modernité. Nous suivrons de près les prochaines décisions municipales.

Louise Geoffroy, Gilles David
unispourbonneuil@gmail.com 

 

Edito de juillet 2022 - Liberté, j’écris ton nom 8/7/2022
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