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Paris, le 5 décembre 2021 : L’Appel du Zénith! (Politique-fiction) 27/11/2021
   

Paris, le 5 décembre 2021 : L’Appel du Zénith !
(Politique-fiction)
« Seule l’Union des Droites
peut nous apporter la victoire !
»   

 

Note de l’Editorialiste 

J’aime bien les essais de politique-fiction qui, même si je n’en crois pas un mot permettent de lancer le débat sur ce qui pourrait être possible !

En voici un premier que j’attribue à Eric Zemmour. Il est évident que son désintéressement n’ira certainement pas jusqu’à se sacrifier pour l’intérêt général… mais sait-on jamais !

Je vous en proposerai un second que j’attribuerai fictivement à Marine Le Pen puis un troisième au LR après que leur candidat(e) soit choisi(e) le 4 décembre.

J’ai cru longtemps que pour un peuple intelligent mais frondeur, un gouvernement d’Union Nationale était envisageable. Mais le Ni-Ni s’est transformé en 2017 en un Monarchisme Républicain difficilement viable au pays de la Grande Révolution !

Reste donc à revenir à la succession démocratique Gauche-Droite qui ne peut récompenser que les vertueux  mais qui a besoin d’un Président-Arbitre ce qu’un peuple grand amateur de Foot devrait comprendre !

C’est pourquoi je milite pour un Président choisi au suffrage uninominal à un tour « Primus inter pares » et pour une représentation parlementaire au moins pour moitié élue à la proportionnelle.

Imaginons donc pour commencer ce que pourrait dire Eric Zemmour…mais qu’il ne dira sûrement pas (Jupiter aveugle celui qu’il veut perdre !)

Pierre Chastanier

 Mes Chers Compatriotes,

Nous voici rassemblés au Zénith, après un tour de France au cours duquel j’ai rencontré par dizaines de milliers nos compatriotes voulant comme moi affirmer que « La France n’a pas dit son dernier mot » !

Merci de votre présence et de votre chaleureux soutien. Nous partageons des valeurs communes avec plus d’1 Français sur 2 mais nous sommes malheureusement divisés en trois familles politiques LR, RN et nous-mêmes, chacune avec son leader : Marine Le Pen, L’élu(e) désigné (e) hier par les LR et votre serviteur mais pour l’emporter en Avril prochain nous devons impérativement nous unir.

Vous attendez tous je le sais l’annonce de ma candidature. Je n’entends pas vous décevoir mais vous convaincre au contraire de la nécessité de tout faire pour que l’Union des Droites  nous conduise plus sûrement à la victoire.

Alors que, grâce à vous, les sondages montraient ma régulière ascension, la bien-pensance islamo-gauchiste, les Wokes, Antifas, Racisés, Indigénistes, Néo-Féministes radicaux et les médias à leurs bottes ont tout fait pour essayer d’ameuter leurs troupes contre le « polémiste » (pour eux je ne suis rien d’autre), qui osait , tel un Coluche, venir troubler leur appétit victimaire. 

J’en porte ma part de responsabilité.

Féru d’histoire j’ai cru possible de rappeler le rôle pour le moins ambigüe qu’avait joué le Maréchal Pétain face à la communauté juive à laquelle j’appartiens. J’observe d’ailleurs que lorsque le 11 Novembre 2018, Emmanuel Macron a rendu hommage « Au grand soldat à qui nous devons la victoire » son Porte-Parole dénonçant la « mauvaise polémique » suscitée par cet « hommage légitime » a rappelé cette phrase du Général de Gaulle prononcée en 1966 sur Pétain « Sa gloire à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie »

J’ai cru également possible de distinguer les valeurs traditionnellement attribuées aux femmes (paix, recherche de consensus, hostilité aux affrontements) pour qualifier la faiblesse de nos gouvernements depuis 40 ans alors que je suis le premier à reconnaître que les temps ont changé, que les femmes ont heureusement gagné leur lutte pour l’égalité et que ces valeurs que j’ai trop vite qualifiées de « féminines » caractérisent souvent des hommes politiques face à la combativité de nombreuses femmes qui de Thatcher à Merkel  en passant par Hillary Clinton, Michele Bachelet, Simone Veil, Indira Gandhi, Benazir Bhutto, Ang San Sou Kyu et tant d’autres ont saisi dans leurs pays respectifs les rênes du pouvoir.

Je fais aussi humblement amende honorable sur le « doute » que j’ai exprimé quant à l’éventuelle culpabilité du Capitaine Dreyfus. Juif moi-même, j’ai voulu stupidement démontrer que dans une France de la repentance systématique on pouvait sans risque être anticapitaliste ou anticatholique, mais qu’on courrait de grands risques à être simplement soupçonné d’être fasciste ou antisémite !

Après tous ces « Mea Culpa » j’appelle donc Marine Le Pen et l’élu(e) désigné (e) hier par les LR (NDR : A la date de cet édito il, elle, n’est pas encore choisi(e)  à accepter une « Rencontre des Droites » au cours de laquelle nous constaterons sans doute que ce qui nous rassemble est bien plus important que ce qui nous divise.

Lorsque François Mitterrand a proposé à Georges Marchais et à Robert Fabre de s’engager sur le « Programme commun de la Gauche » n’était-il pas dans le même état d’esprit ?

Pourquoi ne pourrions-nous pas alors discuter nous aussi d’un « Programme commun de la Droite » ?

On me reproche une fixation monomaniaque contre l’Islamisme. Qu’on soit bien clair ! Je n’ai strictement aucun reproche à faire aux Musulmans qui cherchent à s’assimiler à leur pays d’accueil ou tout au moins à s’y intégrer le mieux possible en conservant dans la sphère privée leurs coutumes traditionnelles pourvu qu’elles ne s’opposent pas aux lois de la  République.

Les fils et filles des Musulmans, soldats de la France, qui lors des deux grandes guerres ont mérité par le sang versé leur droit d’être Français, ont pleinement leur place parmi nous et si j’ai proposé qu’ils donnent à leurs enfants un prénom chrétien à côté (et non à la place) d’un prénom musulman traditionnel c’est uniquement parce que je mesure les difficultés qui seront les leurs à l’embauche ou lors de l’attribution d’un bail locatif, dues à un infâme « délit de sale gueule » dont ils risquent d’être les victimes innocentes y compris de la part de bons employeurs ou de bons propriétaires de Gauche !

Au cours des débats qui ont précédé l’élection du candidat LR, qui n’a constaté que leur position sur l’immigration (du « Moratoire » à la « Suppression totale »), n’était pas très différente de mes propositions ?

Qui peut penser que je ne m’intéresse en aucun cas au Pouvoir d’achat des Français, à leur Santé, à leur Education, à leurs Retraites, à la lutte contre la pauvreté, à une gestion plus responsable de la dette publique, au juste équilibre à trouver entre Souveraineté nationale et Construction européenne,  à la politique étrangère ou à l’aide au développement des pays du tiers monde ?

Une rencontre n’engage personne. Elle vise simplement à répondre à une question :

Un peuple, majoritairement à Droite mérite-t-il aujourd’hui par le vieil anathème lancé il y a 40 ans par François Mitterrand d’en être réduit à être présidé par un Ni-Droite-Ni Gauche dont le quinquennat a été calamiteux (c’est le moins qu’on puisse dire) pour la France ?

Un autre point d’accord avec mes deux concurrents !

Chaque soir les chaînes info nous font part de nouvelles violences urbaines, d’attaques des forces de l’ordre, de trafics de drogues, de territoires perdus de la République…

Ou par l’Union nous réagirons pendant qu’il en est encore temps, ou nous risquerons de voir apparaître des milices populistes qui s’opposeront aux « ennemis de la République ».

En Allemagne, Socio-démocrates, Verts et Libéraux viennent de signer un accord pour une coalition gouvernementale qui sera conduite par Olaf Scholz. N’ont-ils pas entre eux plus de divergences qu’entre nos trois formations ?

Dès l’instant où un « Programme commun de la Droite » aura pu être élaboré, s’appuyant sur nos projets respectifs, il nous restera alors deux possibilités :

  • La première comme en 1981 (les trois composantes de ce qui fut l’Union de la Gauche ont chacune présenté leur propre candidat au premier tour (François Mitterrand, Michel Crépeau et Georges Marchais) décidant de s’unir pour le second tour au profit du candidat qui arriverait en tête : Ce sera François Mitterrand). Si tel est le choix des RN et LR  sous condition d’une volonté clairement affichée aux yeux des Français d’une Union de la Droite partageant ensuite les responsabilités gouvernementales : Nous ferons de même
  • La seconde est une entente immédiate en faveur d’un candidat unique  qui pourrait l’emporter DES LE PREMIER TOUR et je suis prêt pour ma part selon l’évolution des sondages à me désister si je ne suis pas en tête, en faveur du candidat ou de la candidate LR ou RN qui aurait les plus grandes chances d’emporter une victoire historique (Même le Général De Gaulle en 1965 a dû affronter un ballotage !)

Je m’explique :

Si Marine Le Pen forte d’une longue préparation de son Parti arrive à nouveau au second tour, les mêmes causes reproduisant les mêmes effets, il est fort possible qu’elle soit encore distancée par Emmanuel Macron. Nous aurons droit alors à un deuxième quinquennat calamiteux. Il sera même pire que le premier car les performances médiocres sur le terrain des Députés LREM ne lui garantiront sans doute pas une majorité parlementaire même en l’absence de la proportionnelle pourtant promise.

Si, grâce à vous, après que le Peuple Français ait compris qu’on a essayé de le manipuler en me présentant comme un fasciste et par ses sondages ait démontré la confiance qu’il me porte alors j’assumerai pleinement mon rôle à condition que les deux autres leaders distancés m’assurent également de leur soutien pour éviter qu’une Gauche toute entière se mobilise pour un « Tout Sauf Zemmour » et se pince le nez en allant plus encore qu’avec Martine Le Pen voter « Macron » !

Si les deux autres leaders acceptent mon invitation à changer le destin de la France en rejetant l’anathème du machiavélique François Mitterrand, l’Union des Droites sera enfin possible autour de celui ou celle qui aura le plus de chances de la conduire à la victoire (celui ou celle qui sera en tête des sondages ou s’il le faut un candidat d’union autre que nous trois qui ferait consensus en acceptant le rôle de Président-Arbitre), bien que, dans une telle hypothèse, je doute de trouver chez mes deux challengers le même renoncement au bénéfice de l’intérêt général sur lequel je suis prêt à m’engager.

Toutes nos forces doivent se conjuguer pour qu’un véritable « sursaut  national » sauve une fois de plus la France comme ce fut si souvent le cas dans son histoire.

C’est pourquoi je conjure tous les Français de Droite de souche ou de cœur d’où qu’ils viennent, de s’unir pour que la France ne soit jamais « une grande lumière qui s’éteint » !

 

Imaginé par Pierre Chastanier

 
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