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Edito de Pierre Chastanier : Quel(le) candidat(e) idéal (e) ? 25/10/2021
   

Quel(le) candidat(e) idéal (e) ?   

Je vais commencer à dresser un tableau des propositions que nous pourrions suggérer selon moi, à un candidat ou une candidate qui chercherait à mieux répondre aux préoccupations principales des Français.

Certes Emmanuel Macron et Eric Zemmour n’ont pas encore fait officiellement acte de candidature mais cela ne trompe personne, Marine Le Pen ou l’élu des LR qu’on ne connaîtra que le 4 décembre, arriveront- ils  au second tour ?  Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo, Yannick Jadot sont déjà candidats mais n’auront sans doute aucune chance, de même que les petits candidats alimentaires habituels.

Tout porte à croire aujourd’hui qu’Emmanuel Macron sera réélu. Reste cependant à chacun à convaincre les Français en égrenant ses propositions entre autres sur le pouvoir d’achat, l'insécurité,  l'emploi, l'immigration, l'environnement et l'éducation. 

Redonner aux Français un pouvoir d’achat acceptable

Avec un seuil de pauvreté à 1041€ pour une personne seule j’ai déjà montré l’écart sidéral qui existait au sein de notre population (de 1 à 6.400.000.000) entre le plus pauvre et le plus riche ! Cela n’a plus le moindre sens. Je ne reprendrai pas les arguments déjà avancés pour aller directement aux propositions.

Suppression intégrale des charges sociales salariales et patronales pour toute embauche (Contrat d’Apprentissage, CDD ou CDI) d’un jeune de moins de 18 ans  pendant 2 années maximum : Cette mesure est indispensable pour favoriser l’embauche d’apprentis par rapport à l’argent dépensé pour les autres jeunes qui poursuivent des études !

Suppression des charges patronales pour l’embauche en CDI d’un jeune de 18 à 25 ans

Réduction des charges salariales pour tout SMICARD  afin d’amener le net à 1500 € pour 39 heures

Revalorisation des Allocations familiales à un minimum de 100 € /mois/enfant avec fiscalisation intégrale de celles-ci (les foyers modestes ne payant pas d’impôts les percevront intégralement. Les salaires élevés rembourseront en impôts une grande partie de celles-ci dépendant de leurs revenus

Créer enfin une TVA sociale s’appliquant sur les produits importés pour favoriser la réindustrialisassions de la France sans porter atteinte à sa compétitivité. Cette TVA sociale sera intégralement reversée en faveur d’une diminution des charges sociales salariales de TOUS les salariés et égalitairement répartie entre eux de sorte de redonner un même  supplément d’achat à tous compensant partiellement les hausses de prix des produits importés.

Donner aux entreprises la possibilité de rembourser intégralement hors charges (comme pour les tickets restaurant) une prime de transport calculée sur la base des frais kilométriques légaux domicile-entreprise s’il n’y a pas de transports collectifs ou sur la base des abonnements dans le cas où ils existent.

Diminuer les charges sociales et patronales de 50% chez tous les salariés de plus de 55 ans acceptant de travailler à mi-temps (ce qui favorisera l’emploi des jeunes, le transfert d’expérience, la diminution pour l’entreprise du coût d’un salarié âgé et réduira sensiblement les mises à la retraite anticipées

Assurer la sécurité dans les quartiers

Les Français sont révoltés de voir chaque soir à la Télévision (et les chaînes info ne se privent pas de le montrer à l’envi) des actes de violence allant jusqu’au meurtre parfois même par décapitation, des règlements de comptes entre bandes rivales, des trafiquants protégés par une armée de guetteurs alimentant des drogués que personne ne soigne et terrorisant les habitants des quartiers périphériques qui n’osent même plus les dénoncer par crainte de représailles.

Il faut en finir. Et d’abord s’y préparer en équipant des lits hospitaliers pour prendre en charge les drogués arrêtés dans les quartiers en vue de la délivrance de soins appropriés et en construisant des prisons pour les trafiquants qui seront arrêtés.

Sur ce dernier point une économie substantielle pourrait être réalisée en renvoyant les détenus étrangers puiser leur peine dans leur pays d’origine. En effet, si les 15.000 détenus étrangers (actuellement 68.000 détenus occupent 58.000 places de prison) étaient ainsi renvoyés chez eux 5000 places de prisons seraient immédiatement libérées en cellules individuelles. Le coût unitaire de construction d’une place de prison étant estimé à 265.000 € par la DAP, cela reviendrait à une économie de construction de 1,35 milliard d’€ et à une économie de fonctionnement de 564 millions d’€ par an (coût d’un détenu 103 € par jour toujours d’après la DAP).

Arrêter les trafiquants et les guetteurs, soigner les drogués, nécessiterait une action concertée de grande envergure  impliquant les forces de police et l’Armée.

Aussi plutôt que de parler sans cesse de « Territoires perdus de la République » il faudrait après un débat au Parlement, le vote d’une loi d’exception, la création ou la mise à disposition de structures de soins et de détention, la poursuite fiscale des mafieux (Go Fast  en locations, blanchisseuses, saisie des biens d’origine douteuse :   rappelons qu’Al Capone a été arrêté pour fraude fiscale !)

Pour prévenir les récidives, l’implantation d’une police de proximité  suivra aussitôt le nettoyage des quartiers.

Bien évidemment il faudra associer à ces mesures curatives des mesures préventives : éducation, emplois, logements… impliquant tous les acteurs publics ainsi que les acteurs privés des mondes religieux ou associatifs.

Etablir un régime de retraite vertueux

Tout au long du quinquennat on a vu le Gouvernement s’évertuer à trouver un nécessaire équilibre entre la progression de l’espérance de vie et l’âge de départ à la retraite.

Peine perdue ! Certes on comprend bien alors que l’espérance de vie est passée entre 1950 et 2021 de 69 à 85 ans pour les femmes et de 63 à 79 ans pour les hommes et que les progrès de la Médecine font espérer de nouvelles progressions qu’il devient difficile de tenir des propos électoralistes sur la retraite à 60 ans alors que le déficit des caisses de retraite est aujourd’hui estimé à 18 milliards d’€.

On sait bien aussi que certains régimes spéciaux n’ont plus de justification (ceux des chemins de fer par exemple par rapport à « La Bête humaine »)

Mais alors que la sagesse voudrait qu’au lieu de s’exposer à des affrontements incessants on laisse les bénéficiaires de ces régimes en jouir jusqu’à leur mort et qu’on embauche les nouveaux venus sous le régime général, il me semble infiniment plus important de conditionner l’âge du départ à la retraite à la pénibilité et à la dangerosité du travail.

Quelques exemples :

Selon l’INSERM, les égoutiers ont une espérance de vie inférieure de 17 années à celle des cadres ! 

Les Militaires engagés au Mali ou sur d’autres terrains d’opération voient leurs années de service compter double alors que leur espérance de vie est similaire à celle des salariés du privé.

Pourquoi pour les uns et pas pour les autres !

A 35 ans un cadre supérieur peut espérer vivre 49 ans contre 42 ans pour un ouvrier

On voit qu’il y a ici matière à  résoudre le problème des retraites dans l’équité sur la base d’un principe :

Partir à la retraite selon son métier à un âge donnant statistiquement une espérance de vie équivalente pour tous : ce qui dans les exemples choisis donnerait :

52 ans pour un égoutier, 62 ans pour un ouvrier ou un militaire (les années de guerre comptant double), 69 ans pour un cadre.

Personnellement à 79 ans je ne suis pas à la retraite et n’envisage pas de l’être !

Arrêter l’immigration clandestine

Renforcer le contrôle aux frontières

Informer la personne ayant établi en Mairie une attestation d'accueil qu’elle répondra directement du comportement de son invité lors de son séjour en France, des dépenses de toute nature (y compris de santé) qu’il ne pourrait pas payer et de son engagement à quitter le territoire à l’issue de son visa .

Obliger l’hébergeant à souscrire une assurance tout risque couvrant les dépenses éventuelles ainsi exposées.

En cas d’entrée clandestine ou de maintien sur le territoire à l’expiration de la période de validité du visa, procéder immédiatement à l’expulsion de l’intéressé et pour les clandestins arrêtés s’ils ne déclarent pas leur nationalité ou si le pays d’origine présumée  refuse de les accueillir, assignation à résidence dans un village d’accueil sur un territoire de la République (France métropolitaine ou DOM-TOM) pendant la durée d’examen de leur dossier (droit d’asile, aptitude ou inaptitude à l’immigration, situation  familiale, aptitude à trouver un emploi ou un pays tiers acceptant de l’accueillir). Je laisse à NDA son délire sur le bagne aux îles Kerguelen !

Déterminer chaque année au Parlement les quotas d’immigration autorisés, par pays, par professions, par aptitude à s’intégrer et statuer sur les conditions d’exercice du droit d’asile.

Interdire le regroupement familial pendant les 5 premières années de présence sur le territoire national sauf preuves apportées par l’immigré de sa capacité à subvenir aux besoins de sa famille et de sa bonne intégration (pratique de la langue, absence de délit…)

Rétablissement (en contrepartie d’une aide financière) de l’exécution d’une peine de prison condamnant un étranger dans le pays d‘origine (ce qui libèrera immédiatement, nous l’avons vu,  15.000 places en maisons de détention) 

Protéger la planète

Le réchauffement climatique, la pollution des villes, l’usage intempestif des pesticides, la fin des énergies fossiles, les problèmes de l’eau, la nécessaire transition énergétique, tout cela nous oblige à considérer dans l’Anthroposphère que nous sommes allés trop loin et qu’il est grand temps de réfléchir au changement.

Certes on conçoit bien que sur 7.8 milliards de terriens 6 milliards au moins n’ont jamais bénéficié d’un niveau de consommation énergétique significatif et qu’ils comprennent mal que nous souhaitions garder pour nous seuls les bénéfices d’une civilisation énergivore.

Mais la prise en charge de ces problèmes par un quarteron d’idéologues mélangeant tout : néo féminisme, racialisme, indigénisme, anticolonialisme, véganisme, antinucléaires, anti pesticides,  complotistes de tous bords n’est pas sans inquiéter. On l’a vu récemment avec Mme Sandrine Rousseau qui a failli remporter l’élection des EELV (Dieu nous en préserve)!

Oui il est urgent de décarbonner, de s’affranchir des énergies fossiles, de préserver les ressources en eau, de s’exonérer de la mal bouffe mais on ne peut pas le faire en mentant aux populations et en voulant s’exonérer des progrès de la science. On ne peut pas non plus le faire tant que les Gouvernements retireront trop de profits de ces sources de pollution qui sont pour eux des sources de fiscalité inépuisables (Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes selon la citation apocryphe attribuée à Bossuet !)

Exemple : le nouveau concept Volkswagen XL1 consommera moins de 1 litre aux 100 kms. Que fera l’Etat s’il perdait ainsi 30 milliards par an de TICPE ?

L’énergie en France dont les ¾ proviennent du nucléaire est taxée sur le prix du gaz ! Un paradoxe inacceptable puisqu’en procédant ainsi l’UE nous a forcés à passer sur le marché de gros du prix de 60€ le MWh en septembre 2019 à 196 € aujourd’hui. Depuis le mois de Janvier cette hausse s’élève à 57%, elle s’explique notamment par les ripostes de la Russie contre les sanctions occidentales. C’est la plus forte hausse constatée depuis 2013.

La science va jouer un grand rôle dans les années à venir : hydroliennes, moteurs à hydrogène,  centrales nucléaires domestiques, photovoltaïque généralisé pour l’autoconsommation électrique, recherches agronomiques sophistiquées bien au-delà des simples OGN, mutations de l’agriculture, changement de paradigme dans les transports, développement de la robotique favorisant les productions locales, maîtrise de l’énergie de fusion et tant d’autres sujets qui nous font espérer des lendemains plus purs.

Mais de grâce ne laissons pas cela entre les mains des seuls écologistes !

Revoir notre système éducatif

Je l’ai déjà tellement dit que je me lasse à le répéter. La France ne s’en sortira que si elle retrouve la place  qu’elle n’aurait jamais dû perdre dans le classement des Nations (PISA par exemple)

C’est par un effort sans précédent sur l’éducation dès la Maternelle qu’on remettra notre pays sur les rails.

Le dédoublement des classes dans les quartiers difficiles ne suffit pas. Il faut redonner de l’autorité aux Maîtres et d’abord aux Chefs d’Etablissements, développer un tutorat scolaire obligatoire, écarter de l’école pour des établissements spécialisés (au besoin en internats militarisés) les perturbateurs violents, impliquer les familles dans l’éducation de leurs enfants  y compris par des sanctions financières, redonner à tous une égalité des chances sans laquelle l’ascenseur républicain dont nos hussards étaient si fiers restera un vain mot, conditionner l’accès à l’Université à des étudiants motivés ayant prouvé leur aptitude qui percevront un salaire étudiant fiscalisé sur les revenus de leur famille, créer au besoin des classes préparatoires à l’Enseignement supérieur pour redonner à ceux trop justes pour suivre avec succès un enseignement universitaire, la possibilité pendant 1 an de se remettre au niveau s‘ils en ont la volonté, former dans chaque discipline un nombre d’étudiants correspondant aux besoins du pays (ce qui permettra d’éviter de former des jeunes qui ne trouveront pas d’emploi et au contraire de lutter par exemple contre les déserts médicaux en supprimant un numerus clausus inadapté), former des étudiants étrangers aptes à suivre notre enseignement sous garantie qu’ils retourneront ensuite chez eux pour aider au développement de leurs pays d’origine…

Tout cela exige une revalorisation de la fonction enseignante, une meilleure  implication dans leur établissement (un bureau à l’Ecole pour chaque Maître) sous l’autorité d’un Chef d’Etablissement responsable de ses résultats, dans des classes moins stressantes ce qui permettra une augmentation des heures d’enseignement et donc du salaire.

Il faut redonner un essor constant à notre recherche universitaire, des moyens, une coopération plus grande avec l’entreprise, la possibilité de financer des start-up, une ouverture au monde par des échanges permanents…

De Gaulle disait ; « Des chercheurs qui cherchent on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent on en cherche ! »  Faisons-le mentir pour une fois !

 

A suivre pour d’autres propositions

 

Pierre Chastanier

 
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